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SAINT-HUBERT

1er mai 2006

Discours de Daniel Ledent

Doyen de la Députation permanente

 

Chers Camarades, chers Amis,

Permettez-moi tout d’abord de vous dire ma joie et l’immense honneur que m’accorde notre Fédération de pouvoir prendre la parole ici à Saint-Hubert, berceau du socialisme de notre district.

En félicitant et remerciant nos camarades de l’USC et en particulier leur Président dit  « Pompon », c’est à nos prédécesseurs que je pense et à qui je veux rendre hommage en ce jour.

Sans le travail et le militantisme des Camarades comme Louis Chardome, Henry Cugnon, André Labiouse, Jean Meunier,… jamais le PS n’aurait occupé la place qui est la sienne aujourd’hui.

Ils ont su, dans un arrondissement particulièrement hostile aux idées de gauche, s’implanter et s’appliquer à démontrer la crédibilité d’actions de notre parti. Par leur travail ils ont convaincu nombre de nos concitoyens de rejoindre notre grande famille et pour d’autres à soutenir électoralement ses candidats.

Amis et Camarades borquins et de l’ensemble des autres sections et USC, nous avons en notre qualité d’héritiers de ce militantisme, la lourde responsabilité de poursuivre et de continuer à construire un avenir socialiste, solidaire et empreint de très grande fraternité, au sein de notre province.

Ce discours, je l’intitulerais volontiers :

« Le PS Luxembourg et ses élus, bâtisseurs historiques de leur Institution provinciale d’hier et acteurs de son futur développement ».

Depuis 1971 (35ans), par sa participation à la majorité provinciale, le PS Luxembourg a assumé ses responsabilités et a contribué activement au développement institutionnel de notre province.

Je voudrais ici rendre un hommage appuyé à tous ces hommes et toutes ces femmes, Conseillers provinciaux, Agents provinciaux et Députés permanents qui, depuis autant d’années se sont investis à cette noble tâche de la gestion quotidienne et évolutive de cette Province si chère à nos cœurs de Luxembourgeois, évolution qu’avec votre Chef de file Claude Bonmariage, nous avons suivi depuis 21 ans.

 

Dans des circonstances pas toujours politiquement faciles à assumer, dans un carcan budgétaire sans beaucoup de marge et au début de la période, avec notamment nombre d’agents pas toujours coopérants, le PS a su impulser des actions et marquer de son empreinte le développement de cette belle Institution. N’en déplaise à des personnages tel que Charles Michel qui, Ministre de tutelle, en fut un fossoyeur parmi tant d’autres.

En toutes les circonstances, le PS a su faire face et a surtout été un acteur, moteur de développement.

Tout au long de la législature qui se termine, on peut même affirmer que le PS a été le principal acteur mobilisateur de la politique provinciale.

Cette place de leader, si elle est enrichissante et motivante, nous impose et a imposé à ces principaux acteurs, qu’ils soient membres de la Députation permanente, Chefs de groupe ou Conseillers provinciaux, beaucoup de travail, beaucoup d’actions, de cohérence et de prises de responsabilités.

Je voudrais ici remercier tous ces collègues qui sous l’égide d’une Fédération attentive ont pu nous aider, nous guider et orienter l’action tout au long de ces six dernières années.

Malgré de nombreux problèmes et difficultés rencontrés notamment en début de législature avec une volonté du Gouvernement wallon de l’époque d’étouffement budgétaire des Provinces, nous avons su faire face et sauver l’essentiel tout en impulsant un souffle porteur d’espoir et de développement par rapport aux services rendus aux citoyens.

Ayant à l’époque et à mi-législature, procédé avec mes deux collègues Jean-Marie Carrier et Sébastian Pirlot à l’analyse des éléments de concrétisation de notre programme électoral PS, nous avions constaté que près de la moitié de celui-ci était réalisé ou en passe de l’être.

Considérant que le citoyen, aujourd’hui plus qu’hier peut-être, exige de ses élus et mandataires une rigueur de gestion et un comportement responsable et que le Parti lui-même réclame de ceux-ci, une fidélité sans faille à la Charte des mandataires, tous, nous nous sommes attachés à un travail responsable, transparent, efficace et cohérent au profit de nos concitoyens.

C’est d’ailleurs, dans ce cadre et dans cette volonté de transparence, qu’avec mes deux collègues Jean-Marie Carrier et Arnold Baillieux, nous avons voulu profiter du J-200 jours pour réaliser à la fois une analyse et une évaluation objective du travail de législature mais aussi que nous avons voulu de manière courageuse et responsable, nous engager à faire de ces 200 jours, non pas uniquement une période de campagne et de pré-campagne électorale, mais aussi d’en faire six mois de travail, de développement et de concrétisation de projets.

N’en déplaise à quelques esprits chagrins, nous pensons qu’avoir le courage d’évaluer son action de le faire savoir et s’engager en pleine période pré-électorale à mener encore à bien 7 projets, cela ne relève nullement d’un acte d’autosatisfaction ou d’un acte politicien mais tout simplement d’un acte responsable et surtout citoyen.

En matière d’évaluation, je vous avoue que nous ne sommes pas peu fiers de vous annoncer que près de 70 % de notre programme socialiste et ± 90% de la Déclaration politique de législature de la majorité provinciale ont été réalisés.
Vous admettrez, je n’en doute point qu’il s’agit là d’un résultat plus que positif et encourageant je voudrais vraiment ici remercier et féliciter nos collègues Jean-marie, Sébastian puis Arnold, pour le travail intense engagé et constant qui fut le leur. Je dois aussi rendre un hommage aux collègues MR qui dans le contexte particulier de cette fin de législature on su rester des partenaires loyaux pour un travail d’intérêt général et d’intérêt provincial.

Il serait difficile et trop long en la circonstance de vous énoncer la totalité des actions entreprises.
Je me permettrai cependant d’en évoquer quelques unes qui confirmeront je pense l’impulsion de gauche qui aura été donnée.

La législature 2000-2006 sera et restera une législature de stabilisation, d’engagement d’effectifs provinciaux et de promotion du personnel dans un contexte de morosité économique et sociale ou nous voyons nombre d’entreprises fermer ou réduire leurs activités et ou nombre de services publiques, réforme après réforme, contrat de gestion après contrat de gestion, voient se réduire significativement leurs effectifs humains, nous ne sommes pas peu fiers de la situation provinciale de ces six années, et notre Camarade Francis Steifer ne nous démentira pas j’en suis sur.

Grâce à une politique très volontariste :

a) c’est plus de 170 collaborateurs supplémentaires qui nous auront rejoints, portant nos effectifs à 1220 agents,

b) c’est près de 350 nominations et quelques 120 dossiers de promotion qui auront été concrétisés et n’en déplaise à certains journalistes en particulier ceux qui s’interrogent ou écrivent « La Province dérape sur son personnel c’est peut-être anormal alors que les Provinces sont menacées », je répondrais qu’il est, pour des mandataires et en particuliers des mandataires socialistes, normal et responsable de contribuer à stabiliser et rassurer le personnel et surtout permettre à leur famille de voir leur avenir avec plus de sérénité.

2000-2006 aura aussi été l’occasion de voir se réaliser un projet repris à notre programme. Je veux parler de la mise en place d’un Conseil provincial des jeunes. Déjà, au terme de la première législature et en pleine période de réélection de ces jeunes, nous pouvons dire qu’il s’agit la de la mise en place d’une véritable initiative citoyenne, d’une véritable école de la démocratie.

Législature aussi de provincialisation et de développement de nouveaux services et de nouvelles actions tels la FTLB, l’Economie sociale, les AMO, de nouveaux services culturels et sportifs mais aussi l’Observatoire de la santé les immobilières sociales ou encore la Fondation « Partageons nos routes » en sont les plus beaux exemples.

Aujourd’hui et en cette fin de législature, c’est la problématique de la personne âgée et du vieillissement de la population qui sera notre préoccupation, la préoccupation en particulier des trois Députés permanents socialistes dans les prochaines semaines et dans les prochains mois.

Enfin et ce n’est pas des moindres, dans un dossier particulièrement difficile et très sensible cette législature aura vu la volonté de la Province de prendre en main son avenir du secteur des soins de santé et de nos hôpitaux en particulier. Par la mise en place de la CHL nous pouvons et devons, nous appuyant sur les études menées et sur le contexte d’aujourd’hui, prendre nos responsabilités pour garantir demain des soins de santé de qualité et de proximité à l’ensemble des luxembourgeois.

Mais j’arrête là les exemples et ne doute pas qu’au travers de ceux-ci vous aurez compris que la Province est et doit rester un acteur de développement de sa région et de la société.
C’est imprégnés de cette certitude qu’avec la Fédération, avec les Conseillers provinciaux mais aussi avec nos responsables de sections et USC, ainsi qu’avec nos Agents provinciaux, que nous devons dans les prochaines semaines préparer un programme électorale à la mesure des ambitions de notre Parti mais aussi et surtout à la mesure des besoins et attentes de nos concitoyennes et concitoyens Luxembourgeois.

J’ai la faiblesse de croire, chers Amis, chers Camarades que le PS devra continuer à assumer la responsabilité de « moteur » au sein de la future majorité provinciale.
Il nous appartiendra d’impulser, d’initier la future ligne de cohérence provinciale.

Nous l’avons dis et nous le savons, les Provinces sont menacées ou appelées à encore être réformées.
J’appartiens au nombre de ceux qui craignent qu’après 2007-2008, après la mise en place de la nouvelle majorité fédérale, un nouveau débat institutionnel n’arrive et n’aboutisse à une nouvelle remise en cause des Provinces, de leur niveau politique mais aussi une remise en cause de leur fiscalité et de leurs moyens financiers.

Je suis aussi au rang de ceux qui considèrent que ce serait une erreur phénoménale mais qu’il nous faut, par rapport a ce débat, ne point s’appuyer naïvement et bêtement sur ses acquis du passé, mais bien au contraire, et dès a présent, s’y préparer en positionnant la Province encore mieux tant sur l’échiquier politique que sur son positionnement de partenaire majeur des Communes et des Associations, faire de la Province un véritable pouvoir de proximité ayant une capacité réactive, moderne, efficace et complémentaire aux autres niveaux de pouvoir.

S’inscrire dans la démarche et dans la dynamique du Contrat d’avenir pour la Wallonie et du plan Marshall est une obligation.

La Province est un organe réactif et initiateur,
La Province est un organisme à la capacité de réaction rapide,
La province est une institution proche de ses communes et capable d’initier des actions adaptées et spécifiques aux besoins de terrain.

organe réactif et initiateur :

Sans la Province, les Intercommunales des soins de santé et Idélux n’existeraient pas. Sans la Province, les actions de médecine préventive, de santé mentale ou les actions culturelles et sociales se seraient-elles développées ?

C’est à l’initiative du Conseil provincial qu’un grand projet de réflexion et de redéfinition de projet de territoire, je veux parler de Luxembourg 2010, a vu le jour et abouti aujourd’hui a de nouvelles actions prioritaires à développer.
Déjà, nous pouvons annoncer que ce sera encore grâce à la Province que les projets de Luxembourg 2010 seront initiés.
Souvenons-nous du sauvetage il y a quelques années de Sud lait ou encore de la Cellulose des Ardennes, c’est aussi à la Province qu’on le doit.
Grâce aux soutiens financiers provinciaux, ce sont aujourd’hui de nouveaux projets tels que la sécurité routière, la mobilité, Lux 2007, l’économie sociale, la création d’AMO et d’immobilières sociales qui ont été lancés et initiés
Je m’en voudrais bien évidemment de ne pas citer ici à cette tribune et à la veille je l’espère d’une décision de la Commune de Saint-Hubert, le dossier « Vallée de Poix », initié, étudié et soutenu financièrement et à l’unanimité par la Province.

Autant de preuves de cette capacité de réaction et d’initiatives.

Grâce a la reprise en main par la Province, le dossier des « Elfes » à Libramont, devrait enfin dans les prochains mois voir le jour et permettre à notre province d’être dotée d’un centre d’hébergement pour personnes invalides et handicapées profondes s’appuyant sur un partenariat possible ave la Province et après plus de 15 ans d’attente, le Comité de Direction de l‘AWHIP ce jeudi a marquer un accord pour une première tranche de 15 places pour ce projet.

 

Mais la Province, c’est aussi cette capacité de réaction rapide.
Il y a quinze jours, en moins de 48 heures, une décision a pu être prise pour contribuer au sauvetage d’une entreprise.
Autre exemple : la Halle aux Foires de Libramont, pour laquelle il aura fallu moins de 15 jours pour régler le sort.
Dernier exemple qui me vient à l’esprit et à quelques jours de son départ, l’étape du Giro à Hotton pour laquelle il nous aura fallu une petite semaine avec notre ami le Ministre Philippe Courard pour décider et convaincre les responsables de passer par le Luxembourg.

Quel autre niveau de pouvoir peut se revendiquer une possibilité de décision aussi rapide ?

 

La Province, Institution proche des Communes et des acteurs locaux.

Que d’initiatives ne sont pas prises avec les Communes et les Associations en tout genre ?
Les décisions prises en matière de mise a disposition d’agents, services techniques, agents sanctionnateurs, les partenariats en matière de foyers culturels et de bibliothèques mais aussi plus récemment la vaste opération d’acquisition de nouveau matériel roulant pour les Services d’incendies, sont autant d’exemples qui prouvent ce partenariat et cette aide aux communes
aujourd’hui C’est un autre exemple que je veux citer ici à Saint-Hubert, la situation que vit Valbois nous amène et nous entraînera à prendre des initiatives au niveau provincial pour sauver l’outil mais aussi et surtout maintenir et développer l’action en faveur du secteur de la pierre et du bois.

Repositionnement de notre intercommunale Idélux, remise à niveau et redéveloppement du musée de Fourneaux Saint-Michel, Valbois, réorganisation des services techniques et des soins de santé, poursuite du développement des services sociaux, autant de dossier qu’il faudra appréhender.

Monsieur le Président, très chers Camarades, toutes ces considérations nous confortent donc dans la nécessité de conserver notre Institution, de la défendre et de le la confirmer comme acteur indispensable du développement de notre territoire.

Soyons en convaincus,
Soyons en des acteurs actifs et ambitieux,
Soyons en des défenseurs sans failles,
Le PS en a été par le passé un acteur majeur,
Le PS sera demain, grâce a vous, grâce a toutes les candidates et à tous les candidats socialistes au prochain scrutin, le bâtisseur le notre futur provincial.

Ayons l’ardeur électorale d’avance !

Bon combat et bonne fête du travail.

Je vous remercie.

Daniel LEDENT

 
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